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Construire la paîx : Notre travail pour le changement

Introduction

L’orientation aux impacts ou au résultats, le suivi des effets est plus ou moins devenue obligation pour les organisations partenaires %nancées par les systèmes de développement en Afrique et ailleurs. D’un côté on ne peut que se réjouir que l’on sorte d’une logique où la description d’activités et l’énumération de données quanti%ées domine un rappor- tage souvent vidé de tout sens. A priori tous les acteurs devraient vou- loir savoir si leur travail est utile et contribue à des changements pour le cas échéant réorienter leurs efforts. D’un autre côté, on peut déplorer le fait que l’initiative soit venue des bailleurs de fonds et non des acteurs locaux qui s’inscrivent dans la transformation sociale. Cependant il s’avère plus dif%cile que prévu de mettre en place des systèmes de suivi où on arrive à identi%er les effets et changements auxquels on contribue.

Car il faut éviter que ces systèmes deviennent tellement lourds qu’ils consomment une grande partie de l’énergie de ceux qui travaillent sur le terrain. Dans le domaine du travail pour la paix et du changement sociétal en général c’est encore plus complexe que dans des projets et programmes focalisés sur le technique. La première publication de cette série « Construire la Paix » que nous avions nommée « Démysti%er l’impact » est épuisée en version papier car elle a trouvé beaucoup de lecteurs dans les différents réseaux africains. Nous avons décidé au lieu de la réimprimer de nous mettre ensemble avec nos collègues de Eirene et AGEH pour partager les expériences que les uns et les autres, les partenaires locaux, les professionnels d’appui, les consultants et les responsables dans les maisons-mère ont avec cette tâche importante et épineuse de l’orientation vers l’impact. Nous sommes tous d’avis que nous ne pouvonsqu’avancer si tous les acteurs concernés s’approprient les approches et techniques et les adaptent à leurs situations concrètes.

Il est également important de se rappeler qu’en principe nous travaillons tous ensemble pour des objectifs communs, que chacun y joue son rôle et y met sa part. Or dans le quotidien il est facile de perdre de vue le contenu de ce que nous voulons réussir et de se perdre dans les mécanismes, les outils, les techniques, ou pire de tout réduire aux exigences des systèmes de %nancement auxquelles nous sommes tous redevables d’une façon ou d’une autre. Alors il nous semble essentiel d’approcher l’orientation aux impacts ou aux résultats comme un processus d’apprentissage où nous sommes tous des apprenants qui s’efforcent pour une coopération plus utile et plus ef%cace pour ceux que cela devrait concerner et toucher en premier lieu : les populations dans les pays et zones où nous sommes actifs.

Nous avons mis ensemble diverses perspectives sur l’orientation aux résultats (incluant les produits, les effets et les impacts, appelée également orientation aux impacts car en français le concept de résultat prête à confusion) : Stefan Willmutz, Günter Schönegg, Hedwig Schlags, Flaubert Djateng et Christiane Kayser posent les questions et livrent les expériences dans le cadre des différentes organisations et réseaux de Pain pour le Monde, AGEH et Eirene. Nous avons repris des perspectives de terrain d’organisations du Burundi et du Kenya publiées par la revue « Impulse » de FriEnt. Des expériences d’organisations partenaires de la RDCongo (CRAFODet SADRI), du Sahel, et du Cameroun enrichissent le débat.

Dans le cas du Zenü Network du Cameroun nous avons croisé le point de vue d’une consultante accompagnant le travail avec une perspective de l’extérieur avec celle du responsable de l’organisation. En annexe nous vous présentons un article sur les liens entre l’éducation, le changement et la consolidation de la paix par pro- fesseur Lynn Davies qui revient sur les concepts de base notamment celui du changement. Beaucoup de questions fondamentales qui remettent en question nos pratiques y suscitent une ré&exion appro- fondie qui devrait nous aider à créer de nouvelles façons de faire. Cet article paraît pour la première fois en français.

Nous espérons que cette publication pourra contribuer à ce que les différents acteurs, notamment les praticiens, trouvent des solutions efficaces et pragmatiques pour mieux apprécier leur travail et identi%er les changements auxquels ils contribuent et ainsi mieux orienter leur travail vers le changement constructif dans le domaine de la paix.

Cliquer ici pour télécharger le PDF

Flaubert Djateng et Christiane Kayser, noyau d’accompagnement
SCP pour l’Afrique de Pain pour le Monde –Service protestant de Développement
Günter Schönegg, consultant SCP Eirene
Stefan Willmutz, conseiller SCP AGEH

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