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Notre travail pour le changement

Dans un contexte de construction de paix, l’impact est devenu un concept-clé et un mythe dans cette jungle où tout regard sur son propre travail semble téléguidé et peu adapté à la réalité quotidienne.

Le Programme SCP/EED vous propose des méthodes, exemples et techniques pour démystifier l’impact et développer sa propre façon de mesurer et d’analyser les changements.

Votre réaction, vos expériences et vos analyses dans ce domaine nous intéressent.

« Afin de faire avancer la paix en RDC et dans la Région des Grands Lacs il s’agit de renforcer de façon durable les forces et organismes civils étatiques et non étatiques aux niveaux local, régional et national. Cela est un travail de longue haleine qui doit être enraciné au niveau local. C’est une condition nécessaire pour mettre en pratique des initiatives de gestion non-violente des conflits et pour saisir les opportunités pour une paix durable. » (Papier stratégique du Service Civil pour la Paix en RD Congo, agréé par le Ministère Allemand pour la Coopération Economique, BMZ, voir le texte complet en annexe de cette brochure ) .

Les acteurs locaux sont donc les porteurs essentiels de tout processus de stabilisation durable. Or, dans un contexte de plus en plus complexe, où le travail pour la stabilisation et la paix, l’aide d’urgence et le travail de développement se chevauchent souvent sur un même terrain, les acteurs locaux se trouvent au centre de dispositifs que souvent ils maîtrisent de moins en moins. Sur base de plusieurs décennies de mal-gérance et d’inefficacité de l’aide, les bailleurs de fonds et autres décideurs exigent de façon de plus en plus normative des suivis et des évaluations selon leurs systèmes et leurs vocabulaires. L’impact est devenu un concept-clé et un mythe dans cette jungle où tout regard sur son propre travail semble téléguidé et peu adapté à la réalité quotidienne. Il est grand temps que les acteurs locaux démystifient l’impact et prennent en main cette chose essentielle : ils doivent développer une façon bien à eux de regarder et de mesurer les changements voulus et non voulus qu’ils induisent. C’est une condition essentielle pour développer des stratégies appropriées et pour être plus efficace.

En ce qui concerne le Service Civil pour la Paix, les professionnels envoyés dans les zones de crise sont au service des organismes et institutions locales et se doivent de contribuer à une plus grande efficacité du travail. Leur travail peut se situer dans des domaines très divers (et non nécessairement dans la médiation ou la détraumatisation) pourvu qu’il soit intégré dans les efforts des acteurs locaux et permette d’avancer vers des changements qui induisent ou renforcent la stabilité et la paix. Il faut régulièrement s’interroger sur l’utilité de ce que nous faisons là où nous sommes. Le regard sur les impacts s’impose donc également pour notre programme SCP tout entier pour vérifier les orientations et avancées de notre travail. Les impacts dus à la mise en réseau et les échanges entre les acteurs sont des éléments essentiels dans un pays si vaste et si déchiré que la RDC ainsi que dans la sous-région.

Dans cette première publication de notre série « Construire la Paix », le Service Civil pour la Paix dans la Région des Grands Lacs (SCP/EED) vous présente des méthodes, exemples et techniques pour démystifier l’impact et développer sa propre façon de mesurer et d’analyser les changements. Le noyau d’accompagnement du SCP a travaillé avec ces méthodes dans différentes parties de laRDC et voudrait les partager afin de les voir appliquées, enrichies et adaptées dans vos divers terrains.

Bonne lecture et contactez-nous avec vos expériences, réactions et propositions.

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